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| La
Route Touristique - Centre National Jaurès
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| CASTRES,
VILLE NATALE DE JEAN JAURES |
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C'est rue Réclusane
(aujourd'hui rue Sur-Richard), au cur même
de Castres, qu'est né Jean Jaurès le 3 septembre
1859.
Une maison bien simple pour une famille de moyenne bourgeoisie
provinciale où l'on comptait depuis plusieurs générations
des fabricants, des négociants et des marchands
et, depuis peu, des militaires de haut rang tels les vice-amiraux
Charles Jaurès (qui ramena d'Egypte l'obélisque
de Louxor) et Benjamin Jaurès (qui était
Ministre de la Marine lorsqu'il mourut en 1889).
Des revers de fortune amenèrent le père
et la mère de Jaurès, Jules et Adelaïde
(née Barbaza), à s'installer dans une petite
ferme de 6 ha, la Fédial, à quelques kilomètres
du centre ville où Jean et son frère Louis
(qui sera plus tard, lui aussi, vice-amiral et député
de Paris) s'initièrent à la vie rurale et
à la culture languedocienne (langue occitane, coutumes
locales
).
En 1964, dans L'Humanité, Lucien Naves caractérisait
ainsi Jaurès :
" Jaurès était un rural par son ascendance,
par son atavisme, par ses goûts. Fortement marqué
par le terroir albigeois, il était paysan jusqu'au
tréfonds de son être [
] Son enfance
rustique le marqua pour toujours ; " un paysan de
génie " a-t-on dit, et qui vivait dans une
sorte de communion d'esprit avec les forces intimes de
la terre " |
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Entré en 1868 au collège
qui porte aujourd'hui son nom (ancien collège
des cordeliers du XIIIème siècle), il
y fut le plus brillant élève, remportant
tous les prix et se signalant déjà par
son éloquence.
C'est dans cette ville qu'il séjournera de temps
en temps au cours de sa vie, même quand il n'y
aura plus aucune attache familiale.
Aujourd'hui, la statue érigée (sur l'ancienne
place nationale) et le Centre National et Musée
Jean Jaurès rendent hommage à sa mémoire,
là même où, en 1889, il fut mis
en échec, lors des élections législatives,
après avoir représenté à
la Chambre pendant quatre ans les habitants du sud du
Tarn, en étant le plus jeune député
de France.
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| Le Centre
National et Musée Jean Jaurès |
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Créé en 1954
et installé primitivement à l'hôtel
de ville, le musée Jaurès occupe depuis
1988 (date de son inauguration par le Président
Mitterrand) un espace de 1 200 m², augmenté
d'un centre de documentation. Le rez-de-chaussée
est occupé par des salles réservées
à des expositions temporaires qui traitent de sujets
divers : thèmes historiques se rapportant à
la période 1880-1914, questions liées à
l'actualité, expositions d'artistes régionaux.
Au premier étage, le parcours muséographique
illustre, dans des vitrines, sur des panneaux et par le
biais de bornes vidéo, les grandes séquences
de la vie de Jaurès.
De nombreux documents photographiques, journaux, objets,
cartes postales, caricatures, dessins, peintures, textes
autographes, etc... sont exposés. Parmi les oeuvres,
on appréciera plus particulièrement les
caricatures signées Gyp, Henri Somm, Sirat, Abel
Faivre, Jean Veber (Jaurès bouche d'or), André
Hellé, H.P. Gassier ; les dessins signés
Sabatier, Paul Renouard, Emile Cohl, Charles Léandre
(Jaurès à la tribune, 1903), Cappiello,
Forain, Victor Prouvé, Frans Masereel (Le Grand
Condamné, 1919) ; les peintures signées
Henri Martin (étude pour Les Bords de la Garonne
au Capitole de Toulouse), Rousseau-Decelle (Jaurès
à la tribune de la Chambre), Eloy-Vincent (Croquis
pour servir à illustrer l'histoire de l'éloquence,
1910) et Marchal (Sidobre au roc Jaurès, 1973).
Le deuxième étage comporte une salle pédagogique
et une salle audiovisuelle qui accueillent de très
nombreuses animations (projections de films, conférences,
colloques...). Le troisième étage est affecté
à la consultation et à la recherche : on
y trouve manuscrits, archives, livres, revues, journaux
et documents iconographiques se rapportant à Jean
Jaurès et son époque ainsi qu'à l'histoire
du mouvement ouvrier et socialiste.
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| Parcours
Historique du centre de Castres, Jaurès à
vélo : |
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C'est à l'Office
de Tourisme de Castres qu'il faut prendre son vélo
(2 h de visite), et demander un guide ou bien récupérer
un texte afin d'effectuer soi-même la visite. Le
circuit commence par la vue extérieure de la maison
natale de Jean Jaurès, propriété
de la famille maternelle, les Barbaza, négociants
en draps. Place Saint-Jacques se trouve l'église
du même nom datant du XIXe siècle, dans laquelle
Jean, fils de Jules Jaurès et de Adélaïde
Barbaza, fut baptisé.
C'est en 1925 que fut inaugurée la statue Jean
Jaurès, uvre de Gabriel Pech, en présence
du président du Conseil lui-même, le radical
Edouard Herriot. Elevée sur un socle en granit,
la statue en marbre de l'illustre tribun surplombe la
place, toujours animée, qui porte son nom depuis
cette inauguration. La place Jean Jaurès, ancienne
place nationale, constitue le cur de la ville.
Il ne faut pas manquer les jours de marché pour
y découvrir les produits du terroir : charcuterie
de Lacaune, ail de Lautrec, melsa, volailles et foie gras.
Le collège Jean Jaurès, autrefois Collège
de Castres, reçut le jeune Jaurès qui fit
des études brillantes. Non loin de là, la
rue Emile Zola, rue des bouquinistes, vous rappellera
l'affaire Dreyfus.
Rue Gambetta se trouve actuellement la Banque Courtois
qui fut à l'époque la pension Séjal
dans laquelle Jean et Louis son frère firent "
leurs humanités ". Au fond de cette rue, vous
pourrez voir (en vous plaçant dans la direction
du sens unique) une belle demeure d'inspiration renaissance
qui faisait penser à Jaurès, lecteur de
Shakespeare, au roman de Roméo et Juliette.
Le Théâtre de Castres réalisé
en 1909 par l'architecte Galinier, un élève
de Garnier, a gardé ses décorations intérieures
intactes. Jaurès, passionné par la peinture
et les cultures grecques et latines, aurait conseillé
le peintre Jean-Paul Laurens pour qu'il réalise
sur la coupole les thèmes suivants : Hamlet, Oedipe
et sa fille Antigone, Prométhée et le songe
d'Attalie.
Au cimetière Saint-Roch de Castres, vous trouverez
la tombe de l'Amiral Louis Jaurès et de sa mère,
Adélaïde Barbaza, décorée de
magnifiques ancres.
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| Le Musée
Goya |
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| Le Musée est installé
dans l'ancien Palais épiscopal du XVIIème
siècle. Construit d'après les plans de Mansart,
il s'ouvre sur de magnifiques jardins à la française
dessinés par Le Nôtre. Premier musée
d'art hispanique en France après le Louvre, il
doit ses riches collections aux nombreux legs, notamment
celui de la famille du peintre castrais Marcel Briguiboul
qui vécut en Espagne. A l'Autoportrait, à
la Junte des Philippines et aux gravures de Goya, s'ajoute
une collection impressionnante d'oeuvres des plus grands
maîtres de la peinture espagnole et du siècle
d'Or. On trouve les peintres Sévillans : Velasquez,
Pacheco, Murillo, Ribera, Zurbaran, Alonso Cano, Valdés
Leal, Bayeu, et un Picasso, sans compter les armes, le
mobilier, les monnaies et les statues que le Musée
possède également.
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| Le Coche
d'eau |
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Le Coche d'eau est construit sur le
modèle des anciennes diligences fluviales des
XVIIème et XVIIIème siècles halées
par des chevaux. Cette promenade bucolique emmène
les touristes du centre ville au domaine de Gourjade
; un parc à l'anglaise qui offre des arbres centenaires,
une plaine de jeux, un golf et son practice, un centre
archéologique (le CERAC), un snack-bar et un
camping de 100 emplacements. Le complexe de l'Archipel
avec piscines, jeux aquatiques et patinoire se trouve
non loin de là.
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