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| Les
auteurs jauressiens- Centre National Jaurès
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| JAURES
VU PAR DES PERSONNES CELEBRES |
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JAURES PAR BELON:
José Belon, originaire d'Alès
(Gard), a réalisé de nombreux dessins
humoristiques et de multiples affiches avant 1900.
Dessinateur à l' Intransigeant,
il a pris part au début du siècle à
diverses "campagnes anti-jaurésiennes".
Sans grande originalité, ses
dessins (nombreux de 1902 à 1905) font donc référence
avant tout à la communion de la fille de Jean
Jaurès, à son élection à
la vice-présidence de la Chambre des Députés
et à ses engagements internationalistes et pacifistes.
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| JAURES PAR BRUNO:
G.G. Bruno, dessinateur italien, exerca
son métier de 1897 à 1925 dans diverses
revues humoristiques. Connu pour les nombreuses illustrations
de livres pour enfants qu'il réalisa avant 1914,
il fut comme José Belon l'un des "caricaturistes
politiques" de l' Intransigeant.
C'est à ce titre qu'il représenta lui
aussi Jaurès à maintes reprises, se positionnant
nettement dans le camp du nationalisme et de l'antiparlementarisme...
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JAURES PAR DORVILLE:
Noël Dorville (1874 - 1938), originaire
de Sâone-et-Loire, compte parmi les plus grands
caricaturistes de la "Belle époque".
Elève du peintre Cormon, il fonda
en 1900 le journal humoristique Le Clou, mais il se
distingua aussi à l'Assiette au Beurre, à
La Caricature, au Figaro, à l'Illustration, à
l'Indiscret, à Je sais tout, au Journal amusant,
au Journal pour tous, à La Parole Libre, à
la Vie Parisienne et surtout au Rire.
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Fasciné par les dons oratoires
de Jaurès, il nous a laissé de multiples
dessins, croquis, peintures en guise de comptes rendus
de séance de la Chambre des Députés.
Ses nombreuses qualités artistiques lui permettaient
de jouer sur différents registres. Mais lui non
plus ne sut pas toujours garder la mesure en évoquant
les activités et les discours du leader socialiste. |
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| JAURES PAR FORAIN:
Peintre et dessinateur lié aux
impressionnistes, admirateur de Daumier, Manet et Toulouse-Lautrec,
Jean-Louis Forain (1852-1931) doit sa notoriété
surtout à ses caricatures.
Dessinateur attitré du Figaro,
il peignit pendant des années la vie et les moeurs
politiques ainsi que les scènes de la vie parisienne.
Profondément marqué à droite, horrifié
par les conflits sociaux, il critiqua sans ménagement
les activités des principaux anarchistes, socialistes
et syndicalistes des années 1890 - 1900.
Au moment de l'Affaire Dreyfus, il fonda avec le dessinateur
Caran d' Ache l'hebdomadaire polémique antisémite
Psst... ! (1898 - 1899) "pour faire luire la vérité"
- celle en tout cas de l' Etat-major... .
C'est donc tout naturellement qu'il
s' illustra au cours des années suivantes, dans
la caricature anti-jaurésienne : il fut ainsi
un des plus assidus - et un des plus haineux, qui forgea
la légende meurtrière faisant de Jaurès
un "agent de l'Allemagne"...
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| JAURES PAR LEANDRE:
Originaire de l' Orne, Charles Léandre
(1862 - 1930) est surtout connu du grand public pour
les dessins humoristiques qu'il a publiés dans
Le Rire. Mais il réalisa aussi dans les années
1890 - 1914 beaucoup de scènes de genre, de portraits
et de caricatures (à la plume, au crayon, au
pastel ou à l'aquarelle) pour de nombreux journaux
et revues (Le Figaro, L' Assiette au Beurre, Le Chat
Noir, Le Gaulois, La Grosse Caisse, l'Illustration....).
Lithographe de talent, membre de l'école montmartroise
il se consacra souvent au portrait, (en tant que peintre
et pastelliste), excellant dans les portraits - charges
des hommes politiques.
Fondateur de la Société
des humoristes avec Louis Morin, il fut maintes fois
primé, ce qui lui valut la légion d'honneur
en 1900.
Dépeignant la vie politique sans trop de méchanceté,
il retint le plus souvent les "bons côtés"
de " l'orateur Jaurès" en évitant
soigneusement de méler sa voix aux attaques des
plus virulents détracteurs du député
du Tarn.
Toujours distant, jamais agressif, cet
artiste de grand talent reste, à ce titre, un
des caricaturistes les plus attachants du début
du siècle.
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| JAURES PAR LEMOT:
Rémois d'origine A. Lemot (1847
- 1909) collabora à différentes revues
illustrées sous les pseudonymes Uzès et
Lilio, faisant aussi des vignettes de livres et des
illustrations pour l'édition.
Il se signala avant tout par les "dos
de couverture" qu'il donna pendant de très
nombreuses années au populaire journal clerical
Le Pélerin. Emile Combes, Jean Jaurès,
Georges Clèmenceau, Gustave Hervé....
furent bien entendu ses cibles privilégiées.
Il devait avant tout illustrer la ligne politique de
cet hebdomadaire militant : défense de l'Eglise
catholique, soutien des parlementaires de droite, mise
en valeur des thèses nationalistes... et donc
lutte sans merci contre les radicaux et les socialistes.
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| JAURES PAR PAGES:
Originaire de Castres, comme Jaurès,
François Marius Pagès (1829 - 1906) exerça
ses multiples talents au contact des populations sud-tarnaises.
Illustrateur, portraitiste, lithographe,
il fut aussi professeur de dessin et surtout éditeur.
On lui doit en effet de nombreux journaux et périodiques
qui aident aujourd'hui à mieux comprendre la
vie politique tarnaise de la fin du XIXe siècle
et du début du XXe : La clarinette castraise
(1857), Le Vélocipède (1868), l'Autographe
(1870), Dernières nouvelles (1870), l'Echo de
la Montagne noire (1884 - 85), Le Contribuable du Tarn
(1892 - 1906)...
Révoqué des écoles
publiques de Castres en 1889 - semble-t-il pour son
franc-parler - il combattit par la suite, inlassablement
et avec beaucoup de verve et un brin d'outrecuidance,
tous ceux qui se réclamaient dans sa région
de la République, du radicalisme et du socialisme
; ceux qui selon lui avaient voulu l' "affamer"
en détruisant sa "fortune" et ses "amours"...
Sa croisade multiforme contre la gauche
valut à Jaurès de nombreuses caricatures,
d'un humour douteux certes, mais d'un style agréable
et incisif qui a gardé tout son charme au fil
des ans.
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| JAURES PAR ROBERTY:
André Roberty n'a pas laissé
grande trace dans le monde de la caricature. Elève
de Humbert et Cormon, il fut secrétaire des artistes
français après 1904 et exposa dans les
années suivantes au Salon des indépendants
où il fut médaillé.
Trés anti-jaurésien comme
en témoigne cette série de petits dessins
datant de 1906 à 1914, il était néanmoins
bien renseigné sur les faits et gestes du leader
de la S.F.I.O. . Des discours de Jaurès contre
la politique française au Maroc a ses prises
de position pacifistes, en passant par les difficultés
financières de l' Humanité et le débat
sur l'abolition de la peine de mort... . Il a su réaliser
une chronique qui témoigne aujourd'hui des multiples
échos de la pensée et de l'action du tribun
socialiste...
... Jusqu'a sa fin tragique que Roberty
a peut-être lui même précipitée
si l'on en juge au dernier dessin exposé ici
: daté de quelques jours avant l'assassinat de
Jaurès, il le présente comme un militant
"lâche" et peureux...
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Documents extraits
de la collection
de J. Cl. SOUYRI
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| JAURES PAR SOMM:
Collaborateur du Rire et de l' Intransigeant
Henry Somm (1844 - 1907) s'appelait en fait François
Sommier.
Peintre de genre, aquafortiste et silhouettiste,
il publia de nombreux ouvrages dans les années
1880 sans être véritablement reconnu par
ses pairs.
Dans le domaine de la caricature politique, il mit son
trait discret et alerte au service des causes âprement
combattues par Jaurès. Antisémite militant,
il fut en effet un fervent antidreyfuard et un farouche
nationaliste, mêlant aussi sa voix de temps à
autres à celle des hérauts de l'antiparlementarisme.
Jaurès, en tant que député,
dreyfusard, socialiste et pacifiste avait donc tout
pour lui déplaire...
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| JAURES PAR VEBER:
Jean Veber (1868 - 1928) débuta
en 1890 au Salon après avoir étudié
avec le peintre Maillol, puis à l'école
des Beaux-Arts avec Delauney et Cabanel.
Après le retrait du Salon de
son tableau satirique "La Boucherie" dans
lequel il représentait Bismarck en boucher devant
un étalage de têtes humaines (1897), il
exposa à la Société Nationale des
Beaux-Arts dont il devint sociétaire en 1901.
Il se fit surtout connaître grâce
à ses caricatures, en collaborant au Rire et
à l' Assiette au Beurre, ainsi qu'à Lectures
pour tous, au Gil Blas, au Journal et à l' Illustration.
Travaillant très souvent avec son frère,
sous la signature commune "Les Vébers",
il créa de nombreux feuilletons satyriques tout
en s'imposant comme un des plus grands lithographes
de son temps (ce qui lui valut le Légion d'honneur
en 1907).
Sans malveillance, mais avec férocité,
il a insisté sur les côtés frustes
et un peu rustiques de Jaurès, le montrant tour
à tour en "Monsieur tout le monde",
en "gardien du temple", ou en "orateur
fatigué mais infatiguable"...
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| JAURES PAR LARDIE:
"Dessinateur d'investigation politique",
Jacques Lardie est né à Périgueux
en 1947.
Collaborateur de divers journaux et
revues (Le Monde, Liberté, Le Pavé...)
collectionneur, cartophile..., il vit aujourd'hui à
Beaucaire où, libraire, il se consacre presque
entièrement à son art. Jaurès apparait
sous son crayon et sous sa plume comme un symbole, un
grand sage ; une sorte de juge universel qui conseille
les humains et remet sur le droit chemin ses émules,
ou ceux qui se prétendent tels.
Car c'est bien évidemment Jacques Lardie lui-même
qui parle en faisant parler Jaurès: souvent pour
montrer son mécontentement, toujours pour intervenir
dans les débats les plus actuels. Son humour
est grinçant, son ton ironique et quelque peu
irrévérencieux, surtout envers ses amis
socialistes d'ailleurs qu'il ne cesse d'interpeller
et de chahuter.
Auteur de près de deux cents
cartes postales de collection, il s'impose aujourd'hui
comme un des créateurs "Jauressistes"
les plus assidus. "La pensée de Jaurès
est tellement présente de nos jours, dit-il,
que ce n'est pas lui faire offense que de le faire revivre
de la sorte".
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| JAURES PAR MARCHAL:
Mosellan d'origine, Gaston Louis Marchal,
né en 1927, est un citoyen adoptif du Tarn où
il réside aujourd'hui.
Dessinateur, peintre, sculpteur, illustrateur...
il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles relatifs
à Jaurès et à divers artistes et
célébrités, notamment Ossip Zadkine
dont il fut l'élève et le disciple.
Distinguée à de multiples reprises, son
oeuvre - qui se développe un peu chaque jour
- s'est beaucoup enrichie au contact des populations
sud-tarnaises de Castres et Mazamet, en cette terre
occitane franche et sensible comme son style.
Sous son crayon et sous son pinceau, Jaurès apparait
tel qu'en lui-même fidèle à ses
origines et à sa "tarnaisité",
en relation aussi avec le développement du culte
jaurésien qu'un événement ou une
commémoration relancent de façon épisodique.
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