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Le Siècle d'Or - Le Musée Goya
 
Juan Pantoja de la Cruz
(1553-1608)
Portrait de Philippe III
H/T 204 x 102,5
 
Le XVII siècle en Espagne porte le qualificatif prestigieux de " Siècle d'Or ", en effet les beaux art, la littérature, le théâtre, et la musique ont donné alors à la péninsule ibérique des œuvres splendides. La collection du musée de Castres regroupe un ensemble exeptionnel d'œuvres avec au moins un témoignage de chacun des grands maîtres, hormis le Greco.
Juan Pantoja de la Cruz (1553-1608), disciple de Sanchez Coello, a signé l'année de sa mort le Portrait de Philippe III. Le souverain portait l'habit de grand maître de l'ordre de la Toison d'Or, ce qui explique son costume d'un autre âge.
Francisco Pacheco (1564-1644) se trouve représenté par deux chefs-d'œuvre : "le Jugement Dernier" et "le Christ servi par les anges dans le désert".   Francisco Pacheco
 
José de Ribera (Játiva 1581 - Naples1652)
     
Saint Augustin, vers 1636
Huile sur toile 1,26 x 1,00 m
 
Le martyre de Saint André
Huile sur toile, 2,30 x 1,98 m,
dépôt du musée des Augustins en 1985
 
José de Ribera, en italien Jusepe, né à Játiva dans la province de Valence en 1591, représente un cas très particulier parmi les grands maîtres espagnols. Dès 1611 il s'expatrie en Italie, d'abord à Rome en 1615-1616 puis à Naples où il disparaît en 1652. Il a su tenir une place prépondérante parmi les peintres italiens du moment, tout en revendiquant ses origines car il signe ses oeuvres Ribera Español ou Spagnoletto. Comme le Caravage dont il a suivi la manière Ribera utilise la lumière et les fonds sombres pour dramatiser les scènes qu'il représente. Dans les oeuvres du musée Goya, Ribera montre sa prodigieuse capacité à restituer la matérialité de la chair, les visages burinés et les mains travaillées dans la pâte.
 
Francisco de Zurbarán
(et atelier)
Fuente de Cantos,
1598 - Madrid, 1664
Portrait d'Alvar Velázquez de Lara

H/T 1,99 x 1,04 m

 
Le portrait d'Alvar Belázquez de Lara fait partie d'une série peinte vers 1650, celle des infants de Lara qui provenait de la maison d'Arias de Saavedra. Peintre de la simplicité, de la pensée monastique et de la tendresse humaine, Zurbarán (1598-1664) nous touche par ses qualités de coloriste, sa maîtrise absolue de l'éclairage, la plénitude de sa foi profonde qu'il a su traduire plus que tout autre peintre du Siècle d'Or.
Francisco de Zurbarán (et atelier)
Fuente de Cantos, 1598 - Madrid, 1664
Martyr Mercedaire
H/T 0,63 x 0,43 m
 
 
Diego Velázquez de Silva (1599-1660) peut seul lui être comparé et le dépasser dans le domaine d'une peinture savante, d'une éblouissante maîtrise de la couleur, de la lumière et de la composition.
Le musée Goya conserve le Portrait de Philippe IV, daté de 1634 -1636, cette oeuvre se rattache à une période de grande activité du peintre de la cour, puisque Velázquez travaille alors à la décoration du nouveau palais du Buen Retiro à travers le programme du Salon des Royaumes.
Alonso Cano   Alonso Cano (1601-1667), condisciple de Velázquez dans l'atelier de Francisco Pacheco, avait une formation très complète de peintre, d'architecte et en particulier de sculpteur.
Alonso Cano   Alonso Cano   Sa peinture met en avant une véritable recherche du modèle de la beauté idéale,
 
en particulier dans le cycle peint pour l'église de l'Ange Gardien de Grenade vers 1660.  
Trois de ses six compositions de ce cycle ont intégré en 1983 et 86 les collections du Musée Goya.  
Diego Velázquez de Silva
Portrait de Philippe IV
Huile sur toile 2,00 x 1,20 m
 
De Sébastián LlanosValdés (Séville 1605 - 1677), la Tête de Sainte Catherine d'Alexandrie martyrisée en 307 de notre ère dans cette ville. On remarque la palme du martyre, sa couronne de princesse et la roue qui fut son premier supplice. malgré le sujet, on ne peut rester insensible à la beauté de cette jeune femme.  
Sebastián de Llanos y Valdés
Séville 1605 - 1677
Tête de Sainte Catherine d'Alexandrie
H/T, 54 x 66,5cm
Juan de Arellano,
Santorcaz 1614 - Madrid 1676
Corbeille de fleurs
H/T 0,86 x 0,595 m
 
Juan de Arellano, (Santorcaz 1614- Madrid 1676). Élève de Juan de Solis, Arellano fut au Siècle d'Or le peintre de "floreros" ou compositions florales savantes. S'inspirant tout d'abord des œuvres de Mario di Fiori, il adopta un style personnel très simple quant au décor environnant ses bouquets et ses gerbes de fleurs. Chaque fleur a une valeur symbolique, l'œuvre était probablement destinée à un couvent
 
Juan de Valdés Leal (Séville 1622-1690) fut un des grands peintres du Siècle d'Or, élève de Juan del Castillo.Il joua un rôle prépondérant dans l'art sévillan et participa à la fondation
Juan de Valdés Leal
Séville 1622-1690 Le Christ servi par les anges
1663-1664
H/T 199 x 357,5
de l'Académie de dessin à Séville en 1660.
 
Bartolomé Esteban Murillo
Séville 1628 -1682
La Vierge au Chapelet
H/T 1,66 x 1,25 m
  La Vierge au chapelet de Bartolomé Esteban Murillo (1628-1682) nous révèle la facture du plus jeune des peintres de la grande génération du Siècle d'Or. Imprégné d'un profond naturalisme, il mêle le quotidien et le merveilleux dans des scènes où apparaissent souvent de très jeunes enfants.
     
Luca Giordano (Lucas Jordan) est napolitain, de 1692 à1702, à l'invitation de Charles II, il travaille en Espagne, à Madrid, Tolède et à l'Escorial.  
Luca Giordano
Naples 1634 -1705
Hercules au repos
H/T entre 1654 et 1705,
2,28 x 1,64 m, dépôt de l'État de 1956
 
Portrait de jeune madrilène
Huile sur toile 0,75 x 0,60 m

Enfin CLaudio Coello (1642-1693) peut être considéré comme le dernier grand maître espagnol du Siècle d'Or. Pleinement baroque de par sa formation auprès de Francisco Rizi (mort en 1685), ouvert aux tendances flamandes et vénitiennes, il use de coloris chauds, de compositions très enlevées mais aussi d'un sens poussé de l'équilibre des formes.
 
L'Immaculée Conception, 1676
Huile sur toile 2,10 x 1,45 m
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