| |
|
| Goya
et le XVIIIème siècle
- Le Musée Goya |
| |
| |
 |
|
Francisco
de Goya y Lucientes
Fuendetodos, 1746 - Bordeaux, 1828
Autoportrait aux lunettes, v. 1800
Huile sur toile 0,62 x 0,49 m
Legs Pierre Briguiboul en 1894
|
|
|
 |
|
Francisco
de Goya y Lucientes
Fuendetodos, 1746 - Bordeaux, 1828
Portrait deFrancisco del Mazo, v.
1815-1820
Huile sur toile 0,91 x 0,71 m
Legs Pierre Briguiboul en 1894
|
|
|
| |
| Francisco Goya (1746-1828)
demeure l'un des plus grands peintres, l'un de ces
noms presigieux que le grand public connaît
à coup sûr avec Le Greco, Velázquez
et Picasso. L'image que l'on en donne encore trop
souvent est celle d'un visionnaire illuminé,
que la maladie avait transfiguré en une sorte
de génie mû par une force inconnue.
Rien de cette légende n'est vérifié
: Goya est avant tout le peintre de son temps ;
son génie fut de peindre ce qu'il voyait
tout en dénonçant des malheurs intemporels.
|
| |
|
|
|
Francisco de
Goya y Lucientes
Fuendetodos, 1746 - Burdeos, 1828 - Assemblée
de la Compagnie Royale des Philippines , 1815
huile sur toile 3,27 x 4,47 m / Legs Pierre Briguiboul
en 1894
|
| |
| Le musée de Castres possède
par ailleurs la plus grande peinture d'histoire
exécutée par le maître : l'Assemblée
de la Compagnie Royale des Philippines dite Junte
des Philippines. Elle fut acquise le 7 mai 1881
à Madrid par Marcel Briguiboul pour la somme
de 35000 réaux (soit 8750 francs or) auprès
de six copropriétaires. Goya s'est livré
dans cette peinture à une extraordinaire
étude de lumière. Elle traduit l'espace
la pénombre, les tonalités assourdies,
la subtile atmosphère empesée d'une
salle d'apparat. Cette lumière souligne tout
ce qui est important : la figure du roi, les dignitaires
du bureau, le visage de Lardizabal et les actionnaires
en titre. Partout la touche large et nerveuse évite
le détail superflu pour ne s'attarder que
sur l'essentiel, comme le lustre traité au
moyen de quelques éclats de blanc. Ainsi
Goya a-t'il certainement voulu rendre un magistral
hommage à l'auteur des Ménines en
même temps qu'il pose le terrible dilemme
de l'injustice du pouvoir |
| |
 |
|
Pl.1
Fran.co Goya y Lucientes, Pintor
|
|
|
|
|
|
| Luis
Paret y Alcázar (1746-1799) fut
le contemporain de Francisco Goya, nés
la même année. Il fut l'élève
d'Antonio González Velázquez
à l'Académie san Fernando de
Madrid. Après son voyage en Italie,
il entame une carière brillante qui
l'amène à travailler pour la
cour d'Espagne dès 1770. Ses sujets
s'attachent à traduire la vie de la
capitale, des événements ou
des fêtes royales.L'oeuvre représente
une jeune femme appuyée sur le dossier
d'un fauteuil et lisant une lettre qui est
probablement une lettre d'amour.Assise à
ses côtés, nous voyons une femme
plus agée qui compte sur ses genoux
des pièces d'or. La scène se
déroule dans un jardin de verdure orné
de vasques. Au premier plan à gauche
sont entassés des partitions musicales,
une guitare et un masque de carnaval. Cette
peinture developpe donc un discours symbolique
que nous retrouvons chez Goya : la critique
de l'amour intéressé et la vanité
des plaisirs humains. |
 |
|
Luis
Paret y Alcázar
Madrid, 1746 - 1799
La Lettre, 1772
Huile sur bois 0,37 x 0,25 m
|
|
|
| |
| Francisco bayeu (1734-1795)
fut, le beau-frère de Goya. Artiste doué,
il travailla dès 1763 avec Raphaël Mengs
en particulier pour la décoration des palais
royaux où ildéveloppe un académisme
de plus en plus évident. Bayeu se situe à
la croisée de la tradition baroque et du
nouvel apport classique. Coloriste et excellent
dessinateur, il fut nommé en 1788 directeur
de la peinture à l'Académie San Fernando
puis directeur de l'Académie en 1795. |
| |
 |
|
Francisco
Bayeu y Subias
Sarragosse, 1734 - Madrid, 1795
Portrait d'homme.
H/T 96 x 75 cm
|
|
|
 |
|
José
Aparicio Inglada
Alicante, 1770 - Madrid 1838
Socrate enseignant, 1811
H/T 137 x 103
|
|
|
| |
| José Aparicio (1770-1838)
fait partie des élèves de David qui
ont introduit le néoclassicisme en Espagne.
Il réside à Paris de 1799 à
1806 où il expose au Salon à plusieurs
reprises. En 1807, il s'installe à Rome jusqu'à
la chute de l'Empire en 1815. De 1811 date le Socrate
enseignant dont la dédicace est faite au
nom du baron de Gérando. Après son
retour en Espagne Aparicio demeure le prototype
du peintre officiel. Il s'éloigne alors des
principes purement néoclassiques pour évoluer
vers un style plus démonstratif et préromantique |
| |
|
|
|
|